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23 mai 2005

Jean-Pierre Roth : la Suisse et l'impact de l'euro

Les banques helvétiques génèrent 10 % de la valeur ajoutée du pays et l'ensemble de la place financière occupe 9 % des personnes actives, a indiqué Jean-Pierre Roth, Président de la Banque Nationale Suisse, qui était l'invité de la conférence internationale organisée par la FBF le 22 mai.

 

Le tiers de la fortune mondiale placée à l'étranger est géré par des banques suisses. 230 filiales et comptoirs suisses sont implantés à l'étranger, et 140 banques étrangères sont installées sur le territoire helvétique.


L'Union européenne est le premier partenaire économique de la Suisse. La moitié des exportations helvétiques sont à destination de la zone euro, et 62 % de leurs importations proviennent de cette même zone.


Depuis l'euro, la tendance fondamentale du franc suisse à s'apprécier s'est maintenue, a poursuivi Jean-Pierre Roth. Ce qui a changé, c'est que " le franc suisse ne joue plus ce rôle de refuge qu'il avait avant l'euro. " De même, " les entreprises suisses sont désormais confrontées à une concentration de leurs risques de change ".

Le degré de compétitivité de la Suisse dépend ainsi fortement de ses relations avec la zone euro.


Jean-Pierre Roth a toutefois précisé que la question d'un possible ancrage du franc suisse à l'euro n'était pas à l'ordre du jour, pour au moins deux raisons :

- L'indépendance du franc suisse facilite les ajustements nécessaires, grâce à la variable du taux de change.

- De plus, les taux d'intérêt en Suisse sont les plus bas d'Europe. En cas d'ancrage, cette différence s'estomperait, et la Suisse perdrait un de ses avantages économiques.

 
 
 
 
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