Accueil Espace presse Interventions de la FBF Trois questions à Jean Paul Chifflet, Président de la FBF (AFP)  
 
 
 

Infos  

 
28 janvier 2013

Trois questions à Jean Paul Chifflet, Président de la FBF (AFP)

La progression des crédits bancaires en 2012 a été nettement supérieure à celle de la croissance, souligne le président de la Fédération bancaire française (FBF), Jean-Paul Chifflet, qui estime, dans un entretien à l'AFP, que les banques sont "au rendez-vous".

 

Quel bilan tirez-vous de l'évolution des crédits en 2012 (+1,7 %) ?

Grâce à la mobilisation des banques françaises, la distribution du crédit a bien résisté, avec un taux de croissance supérieur au PIB. Ce sera encore le cas en 2012, même si on ne connaît pas le chiffre définitif de la croissance. Les banques sont au rendez-vous et depuis 5 ans, elles n'ont jamais cessé de financer l'économie. La conjoncture, en 2013, va être tendue, difficile. Il y a une appréhension pour l'avenir, liée en particulier à la dette des pays de la zone euro. La priorité pour tous est la recherche de la croissance, donc de l'emploi. Les banques françaises continuent à vouloir financer l'économie. C'est notre préoccupation majeure car notre métier, c'est de faire du crédit.. [...]

En quoi la loi bancaire, en l'état, peut-elle gêner le financement de l'économie ? Quel poids représentent les activités qui vont être logées dans une filiale dédiée ?

On entend dire qu'il ne se passera pas grand-chose. Mais le pouvoir de l'Autorité de contrôle prudentiel va devenir encore plus grand et certaines activités des banques risquent d'être bridées assez facilement. Il s'agit notamment de certaines activités de marché, pourtant indispensables au financement des entreprises et des PME. Si cette réforme est mal calibrée, elle va freiner les banques et surtout risque d'empêcher la reprise de la croissance. Concernant les activités à filialiser, nous n'avons pas pour l'instant de chiffres consolidés, cela relève de chaque établissement. Mais je tiens à souligner que depuis la crise financière, les banques ont réduit fortement ces activités à risque. Nous n'avons pas chiffré nos coûts d'adaptation à cette réforme, mais ce sera lourd. [...]

Qu'attendez-vous du rapport Berger/Lefebvre sur l'épargne qui doit être rendu prochainement ?

Nous souhaitons qu'il favorise l'épargne longue, parce que le financement de l'économie en a besoin. Nous souhaitons aussi qu'il soit attentif aux dépôts bancaires, pour que les banques aient des ressources pour financer l'économie. Mais jusqu'à présent, les dispositions prises vont plutôt dans le sens inverse, en laissant plus de place au Livret A, ce qui ponctionne les dépôts bancaires, et en alourdissant la fiscalité sur l'épargne et les livrets bancaires. [...]

 
 
 
 
Retour haut de page