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18 octobre 2011

"Les banques françaises n'ont rien coûté aux contribuables"

Retrouvez les extraits du débat avec Frédéric Oudéa sur la régulation financière publié dans le Nouvel Observateur du 20 octobre 2011.

 

Le Nouvel Observateur : Cette crise est-elle la preuve qu'on n'a pas assez tiré les leçons de celle des subprimes de 2008 ?


Frédéric Oudéa - L'origine de cette crise est très différente de celle de 2008. Nous sommes cette fois en face d'une crise de confiance et d'une crise politique, qui se nouent sur les produits les plus simples du monde : les dettes des Etats.


Il faut donc définir un nouveau modèle de croissance. Il faudra aussi, pour que l'Europe et la zone euro puissent continuer à bien fonctionner dans le futur, aller vers plus de coordination des politiques fiscales, budgétaires et économiques, plus de fédéralisme.


N.O.- Le chantier de la régulation et de la surveillance des banques avance-t-il ?


F.O - Les banques françaises sont favorables à une plus grande transparence dans le fonctionnement des marchés financiers. La réforme n'a d'ailleurs pas suffisamment avancé dans ce domaine.


N.O.- Dans les banques françaises, est-ce qu'il y a encore de la spéculation, du trading pour compte propre ?


F.O - La banque de financement et d'investissement (BFI) est trop souvent présentée comme spéculative. Mais c'est surtout une banque qui aide les grandes entreprises, notamment françaises à financer leurs projets, leurs exportations , des autoroutes etc. De même quand un Etat veut émettre un emprunt, il s'adresse à des banques qui lui servent d'intermédiaires pour placer cette dette auprès des investisseurs. Ce sont des activités tournées vers les clients.


Il n'y a pas un centime des dépôts des Français qui finance des activités spéculatives. Au contraire, 100 % des dépôts des Français financent l'économie française.


La coexistence d'activités de banque de détail et de banque de financement et d'investissement, bien contrôlées, est un modèle plus efficace pour les clients entreprises et qu'un autre système serait plus coûteux pour l'économie.


N.O.- Faut-il recapitaliser les banques?


F.O - Les banques françaises n'ont rien coûté au contribuable. Et elles ne spéculent pas sur les dettes souveraines européennes. Elles ont au contraire conservé leurs dettes grecques, à la demande des pouvoirs publics !

 
 
 
 
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