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25 mars 2016

L'Expansion invite la FBF et Finance Watch à débattre

Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, a participé à la rubrique Débat de L'Expansion, face à Christophe Nijdam, secrétaire général de Finance Watch. Le thème : " Va-t-on vers une nouvelle crise bancaire ? ". Extraits choisis.

 

Une situation loin de celle de 2008

Malgré la baisse de l'indice européen des valeurs bancaire en début de l'année, Marie-Anne Barbat-Layani réfute l'idée d'une crise à venir : "La situation actuelle n'a rien à voir avec celle de 2008. Le secteur bancaire a énormément évolué". La réaction des marchés s'explique par des facteurs globaux comme les craintes des investisseurs sur la solidité de la croissance mondiale ou la chute des cours du pétrole. Marie-Anne Barbat-Layani estime toutefois qu'il y a "une vraie interrogation sur la rentabilité des banques. (...) On ne sait pas très bien quel sera le niveau d'exigence en capital qui s'appliquera dans les mois et années à venir. Cette incertitude règlementaire pèse sur les valeurs bancaires".

Efficacité des stress tests

Pour Marie-Anne Barbat-Layani, la régularité et la transparence des résultats assurent aux stress tests une réelle crédibilité. "Lors de la dernière vague de stress tests en 2014, les banques de la zone euro ont, en plus, subi un processus sans précédent de "revue de qualité des actifs", une sorte de check-up complet de leur bilan. Certes les stress tests qu'on s'apprête à lancer aujourd'hui touchent un peu moins de banques que les précédentes. Mais ils couvrent 70% du secteur bancaire européen. Par ailleurs, ces tests ne sont qu'une des modalités de surveillance des banques. Il y a aussi un nouveau système de supervision unique qui n'a pas d'équivalent dans le monde, des ratios de solvabilité renforcés, etc."

Risque systémique

Le risque représenté par une banque n'est pas nécessairement lié à sa taille. Ainsi, comme le rappelle Marie-Anne Barbat-Layani, "en France, les grandes banques n'ont pas posé problème durant la crise financière". Par ailleurs, les banques systémiques sont soumises à des mesures spécifiques comme le TLAC, qui oblige les banques concernées à constituer et conserver un matelas de ressources transformables en fonds propres. "L'idée est de pouvoir faire face à des difficultés sans faire appel à des Etats", rappelle Marie-Anne Barbat-Layani.

 
 
 
 
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