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30 janvier 2017

Intervention de Marie-Anne Barbat-Layani aux "Assises du droit et de la compétitivité"

La directrice de la FBF a présidé un atelier ayant pour sujet : "L'Ubérisation des banques, faut-il avoir peur ?"

 

Marie-Anne Barbat-Layani a introduit une table ronde en rappelant que l'innovation fait depuis toujours partie de l'ADN des banques. Dans un écosystème en pleine évolution, les banques n'ont pas peur de la concurrence et voient l'émergence des Fintech comme une opportunité au bénéfice du client. De plus, leur modèle universel les situe au centre de la vie des français, des entreprises et de l'économie.

La directrice de la FBF a par la suite répondu à différentes questions :

Comment travaille-t-on avec les FinTech ?

"Les banques ne sont pas opposées aux FinTech, elles les accompagnent dans leur développement, utilisent les services qu'elles développent voire les intègrent. Les banques et les FinTech doivent travailler ensemble. L'objectif étant de toujours mieux servir leurs clients et de garantir sans cesse un environnement sécurisé digne de confiance. Le secteur bancaire est depuis longtemps digitalisé, il est performant, il a même permis de réinventer une proximité avec le client : chacun pouvant accéder à sa banque via son smartphone.

Le défi quotidien que les banques françaises ont à relever est qu'elles doivent " se bouger ", 7/7 et 24/24 pour leurs 70 millions de clients aussi nombreux que différents par la variété et l'hétérogénéité de leurs besoins. Nous gérons 20 milliards d'opérations de paiement et accordons 500 milliards de nouveaux crédits par an. Pour gérer tout cela, nous avons en France une industrie bancaire puissante pourvue de méthodes et de process solides soutenues par des équipes compétentes à haute valeur ajoutée."

Les GAFA se tiennent plutôt à l’écart du secteur pour l’instant. Est-ce qu’on ne risque pas de les voir débarquer en force un jour, sur le paiement, les comparateurs, l’épargne ?

"Les GAFA ne se tiennent pas à l'écart ! Mais c'est plutôt l'accès aux données qui intéresse les GAFA. Les paiements et le cadre général de la DSP2 leur ouvrent des perspectives et amènent à se poser des questions de souveraineté tant par l'utilisation de ces plateformes que dans le domaine de la protection des données."

Est-ce que les nouveaux acteurs sont aussi réglementés que les autres ?

"Les banques investissent pour protéger les fonds placés par leurs clients et pour protéger leurs données personnelles. Nous demandons les mêmes règles, les mêmes contrôles, pour les mêmes activités. Comptez sur nous pour y veiller et les faire respecter ! La question d'un réel level playing field se pose également, dans tous les domaines. Il s'agit de ne pas trahir la confiance que les clients ont placée dans les banques."

Comment le secteur garantit-il la sécurité des fonds et des données ? Quelle réponse du régulateur ?

"La cyber sécurité est un sujet majeur de préoccupation. Les banques investissent de manière constante dans ce domaine. Elles sont contrôlées par les autorités de supervision et travaillent avec les autorités. En France, la FBF a initié une relation de coopération avec la Police française, notamment autour de la lutte contre le financement du terrorisme et toute forme de cybercriminalité."

Sur l’innovation : comment peut-elle s’épanouir dans un environnement très réglementé?

"La règlementation n'a pas pour objet de contrecarrer l'innovation mais de protéger les acteurs du système et tout particulièrement les consommateurs. En revanche, un cadre réglementaire trop restrictif peut freiner l'innovation. Ce constat a conduit les banques européennes (FBE soutenu par la FBF) à proposer que le sujet d'un cadre d'expérimentation harmonisé au niveau européen soit abordé."


 
 
 
 
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