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19 septembre 2011

Ariane Obolensky, directrice générale de la FBF - Quelques mises au point


La Fédération Bancaire Française (FBF) qui représente 450 entreprises du secteur bancaire dans lesquelles travaillent près de 400 000 salariés, tient à rappeler ce qu'est le métier de la banque et les conditions dans lesquelles il est exercé en France.

 

Le métier de base des banques en France est de conserver les dépôts et l'épargne des Français en leur assurant les meilleures conditions de sécurité, et de financer les projets de leurs clients. Les banques françaises utilisent l'argent que les Français leur confient pour faire des crédits aux ménages, aux PME. C'est de l'activité de banque de détail que provient l'essentiel des revenus des banques françaises.

A cet égard, les banques obéissent à des règles très strictes fixées pour une part très importante au niveau international et européen, dont l'application dans chaque banque est surveillée au quotidien sur pièce et sur place par les équipes spécialisées de l'Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) présidée par le Gouverneur de la Banque de France. Les informations relatives à leur activité sont publiées pour partie par ou sous le contrôle de ces autorités. Ainsi les avoirs des banques en titres d'Etat des pays européens qui ont conclu un accord avec le FMI sont aussi disponibles sur le site de l'Autorité bancaire européenne. Il est donc faux de dire qu'il n'existe pas de transparence sur leurs activités.

Des titres d'Etat considérés comme sûrs par le régulateur

Les règles internationales qui s'appliquent aux banques leur font obligation de constituer des réserves, "les fonds propres", qui établissent la proportion dans laquelle les banques pourront prêter à l'Economie, particuliers, entreprises ou Etats, afin de financer leurs projets. Pour augmenter ces fonds propres et ainsi prêter à l'économie, les banques françaises mettent en réserve l'essentiel de leurs résultats.

Les règles internationales exigent aussi des banques de constituer des matelas de liquidités, c'est-à-dire des dépôts en banque centrale ou des titres d'Etat considérés par les autorités internationales comme la catégorie d'avoirs la plus sûre et la moins susceptible de se dévaloriser. C'est dans ce cadre que les banques françaises présentes et actives dans les pays européens détiennent des titres d'Etat des pays européens avec lesquels la France entretient des liens économiques et politiques étroits.

Les banques françaises ont conservé ces titres afin d'aider ces pays, et donc la zone euro, à surmonter la crise actuelle. Il est de l'intérêt de tous que cette crise soit rapidement réglée par les Etats dont la crédibilité en tant qu'émetteurs est mise en doute par les investisseurs.

Parler de spéculation des banques dans ce contexte est donc faux et injuste.

Les banques continuent à financer l'économie

S'agissant de leur activité quotidienne, les banques françaises rappellent que contrairement à ce qui s'est passé dans beaucoup d'autres pays européens, elles ont continuellement augmenté le montant des crédits à l'économie pendant la crise précédente. Elles continuent à financer à un rythme très soutenu et à des prix avantageux l'économie française malgré les nouvelles contraintes réglementaires (Bâle 3) qui leur imposent de constituer à chaque fois qu'elles prêtent des réserves beaucoup plus élevées que par le passé. L'encours de crédit a augmenté de plus de 6% sur un an, selon les derniers chiffres de la Banque de France. Les prêts à l'économie sont et seront la priorité des réseaux bancaires.


Elles fournissent sur tout le territoire un service complet à leurs clients à des tarifs comparables à la moyenne européenne. Les banques françaises ont bien traversé la précédente crise du fait de leurs pratiques prudentes en matière de prêts qui résultent du professionnalisme et de la déontologie de leurs équipes ainsi que des réglementations strictes observées en France.


Les ménages français sont globalement peu endettés, ce qui est un atout pour notre pays. Certaines personnes sont malheureusement surendettées. Les banques cherchent à empêcher l'augmentation du surendettement et à en limiter les conséquences pour leurs clients par des mesures prises en concertation avec les pouvoirs publics. Les banques françaises ne peuvent pallier les conséquences de leur environnement économique ou familial. Elles cherchent à les aider à surmonter ces situations sans tomber dans la spirale du surendettement par l'accompagnement ou le recours au micro crédit.

 
 
 
 
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