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Communiqué de presse  

 


Banques de détail en Europe : Un modèle français caractérisé par une forte utilisation des services bancaires et une approche globale des besoins des consommateurs

Bain & Company a analysé dans une nouvelle étude les modèles économiques des principaux marchés* de la banque de détail en Europe afin de mieux comprendre la façon dont les banques répondent aux attentes de leurs clients, en particulier en matière de services et de prix.

Appréhender les modèles de banque de détail nécessite en effet d'analyser l'ensemble des produits qui sont consommés par les clients particuliers. Il n'existe pas un modèle de banque de détail en Europe mais plusieurs modèles dont la caractérisation ne peut se cantonner à la seule analyse de la structure des chiffres d'affaires.


Bain & Company observe une grande disparité entre les modèles bancaires européens, selon 5 dimensions :

1. Le niveau de chiffre d'affaires par client bancarisé.

2. L'intensité de la relation client.

3. L'accessibilité et qualité du dispositif.

4. Les volumes traités par les banques.

5. Le niveau de tarification.

1 - La France a le niveau de chiffre d’affaires par client bancarisé le plus faible des pays étudiés.

A l'instar de l'Allemagne et de la Belgique, la France est le pays où le chiffre d'affaires par client bancarisé est le plus faible et parmi les plus équilibrés entre les 4 univers de produits : banque au quotidien, crédits, dépôts, produits de placements.

A l'inverse, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Espagne se caractérisent par un poids important du crédit dans leur chiffre d'affaires, pouvant approcher 60 % du total.

Les banques de détail au Royaume-Uni ne génèrent pas de chiffre d'affaires associé aux produits de placement, ceux-ci étant principalement distribués par des acteurs spécialisés.

2 - Les clients français tout comme les belges et les néerlandais ont une forte attente en matière de relation bancaire et de réponse globale à leurs besoins.

Dans ces pays, la place privilégiée du crédit immobilier traduit l'exigence partagée d'une relation bancaire de long terme, garante de disponibilité, de qualité de service et de conseil, entre le client et sa banque.


A l'inverse, dans les 4 autres pays analysés, les clients perçoivent les banques de détail comme des fournisseurs de produits, auxquels ils vont s'adresser plus ponctuellement, dans une logique plus transactionnelle.

3 - France, Belgique, Pays-Bas : des infrastructures bancaires accessibles et de qualité.

La France, et dans une moindre mesure la Belgique et les Pays-Bas, sont des marchés où les clients bénéficient d'infrastructures bancaires de qualité et très accessibles. Il est donc compréhensible que dans ces pays, les clients affichent un niveau d'exigence à la mesure de la qualité de service à laquelle ils sont habitués.


Le France se situe au-dessus de la moyenne européenne en ce qui concerne le nombre d'agences bancaires pour 1000 habitants, le nombre de conseillers par client (supérieur de 35% à la moyenne européenne) et en ce qui concerne la qualité de la prestation de conseil (60% des conseillers servant les clients particuliers détiennent un diplôme universitaire, taux le plus élevé en Europe).


A l'inverse, dans les 4 autres pays analysés, et notamment en Italie et au Royaume-Uni, le niveau de service offert par les banques à leurs clients est plus faible.

4 - Les banques de détail traitent en France des volumes plus faibles.

La France est un pays où les volumes de crédits, de dépôts et de placements traités par les banques de détail sont relativement faibles, contrairement aux Pays-Bas ou à l'Italie.

Des disparités peuvent s'expliquer par des habitudes de consommation différentes d'un pays à l'autre, notamment en matière de crédit, par des niveaux de richesse différents, mais également par le poids des établissements spécialisés dans la distribution de produits financiers.

5 - Des politiques de tarifications très diversifiées : en France, les revenus associés à l’activité d’épargne et de crédit sont parmi les plus faibles. En revanche, le coût de la banque au quotidien s’explique par une des plus fortes utilisations des services et des opérations bancaires en Europe.

L'analyse des pratiques tarifaires démontre que les banques de détail ont mis en place des politiques de tarification par univers de produits qui diffèrent significativement d'un marché à l'autre.


Ainsi, au Royaume-Uni, les crédits apparaissent significativement plus chers que dans les autres pays. En France, la faiblesse relative des tarifs des dépôts mais surtout des crédits est pour partie compensée par un coût de la banque au quotidien supérieur à la moyenne mais qui répond à une des plus fortes utilisations des services et des opérations bancaires (0.7 euros par opération en France contre 0.8 euros en Europe)..

Pour un complément d'information, visitez notre site : www.bain.com


Bain & Company est un des leaders mondiaux du conseil en stratégie et management, présent sur les cinq continents. Depuis sa création en 1973, Bain privilégie la mise en oeuvre de ses recommandations et l'obtention de résultats concrets. Bain a travaillé avec plus de 4 000 groupes ou entreprises et a acquis une vaste expérience des problématiques stratégiques auxquelles sont confrontées les entreprises de tous les secteurs d'activité. Créativité, rigueur de l'analyse, pragmatisme des recommandations développées avec ses clients sont les éléments clés de l'approche de Bain & Company. Symbole de son engagement auprès de ses clients, Bain propose, lorsque la nature de la mission le permet, de lier une partie de sa rémunération aux résultats obtenus. Cette approche a propulsé Bain dans le trio de tête du conseil mondial.

Le succès de Bain se mesure uniquement à l'aune de la réussite de ses clients.

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Benoît Danton
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