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Communiqué de presse  

 


Une taxe sur les banques est un handicap pour la croissance économique

La taxe sur les banques annoncée par la France, l'Allemagne et le Royaume Uni est une mauvaise nouvelle pour l'économie européenne. Un tel prélèvement viendra grever les fonds propres des banques et, en réduisant ainsi leur capacité à faire du crédit, freinera le financement de l'économie et risque de remettre en cause la reprise économique encore très fragile. En outre, cette taxe interviendra alors que les exigences réglementaires en fonds propres vont encore considérablement s'accroître avec la nouvelle réglementation de Bâle III.


L'enjeu est considérable : dans l'état actuel du projet, cette taxe à elle seule constituerait un handicap majeur pour le financement de l'économie en Europe, et notamment en France où les 2/3 des besoins de financement des entreprises sont assurés par les banques. Rappelons qu'un milliard de fonds propres en moins, c'est, avec un ratio de solvabilité de 8%, 12 milliards d'euros de crédits en moins chaque année.

Des réticences au sein du G 20

Les 3 pays européens n'ont pas d'objectif commun quant aux modalités de taxation et leurs situations sont très différentes. Il peut y avoir pour Londres et Berlin une logique de récupération des fonds publics importants mis dans les plans de sauvetage de certaines de leurs banques. A contrario, il n'y a pas eu de sauvetage en France où le plan de soutien à l'économie mis en place temporairement fin 2008 au travers des banques a au contraire rapporté plus de deux milliards d'euros au budget de l'État.


Enfin, la majorité des pays membres du G20 a annoncé leur opposition à une taxe permanente sur les banques. Sans accord international, l'économie européenne n'en sera que plus pénalisée.

CONTACT

Benoît Danton
email : bdanton@fbf.fr
Tel : +33 (0)1 48 00 50 70

 
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